[Les Amis de l’Egalité] Bulletin 23 guerre des classes

FURIE DÉMOCRATIQUE
Comme d’hab’, on n’a rien compris.
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Si  on  gueule  contre  un  aéroport  à  Notre-Sainte-Dame-des-Landes,
contre le nucléaire, contre le fichage systématique, contre les expulsions
de sans-papiers, contre les industries de la mort, contre les capitalos et
leurs élus de gauche, c’est qu’on n’a pas compris ce qu’est la
démocratie !
Tous  ensemble,  tous  ensemble,  PS,  UMP,  PCF,  les distingués
représentants du peuple au Conseil Régional des  Pays  de  Loire  nous  le
serinent.  Le  populaire  les  a élus sur un programme avec un nouvel
aéroport dans le tiroir.

Les représentants du peuple à la mairie de Nantes et au Conseil Général
font itou. Le populo a voté pour eux, leur aéroport et tout le toutim…
La preuve ? Ils ont même rincé les écolos en plein bourg de Notre-Dame aux
présidentielles.
En clair, on a plus qu’à fermer nos clapets. C’est pas une bande
d’hurluberlus en capuche, d’anarcho-autonomes tapis dans le bocage, de
paysans miteux, d’écolos ahuris,  qui  vont  foutre  les  flubes  au
président  François  II démocratiquement élu.

Au  nom  de  ses  électeurs,  il  fera  respecter  la  «  loâ  »,
comme ses prédécesseurs, et basta ! Dans la foulée, il envoie
César-Valls-Brune,  son  Sinistre  du  Dedans.  Il déchaîne  la  furie
démocratique  de  ses  légions  sur  les récalcitrants,  histoire  de
déblayer  le  terrain  pour  les actionnaires de Vinci…

Y’a longtemps, le grand Jacques chantait : « On a beau dire,  on  a  beau
faire,  qu’un  homme  (et  une  femme) averti en vaut deux. On a beau
dire, on a beau faire… »
Pour  les  électeurs  l’appel  de  l’urne,  c’est  plus  fort qu’eux.

Y’a juste quelques mois, y’avait rien de plus urgent que de courir aux
urnes citoyens pour virer l’infâme Sarko- casse-toi-pauv’con. Nous autres,
on avait beau dire que toute la clique des prétendants de gauche, de
gauche de gauche,  de  couleur  rose,  rouge,  verte,  voire  même
orange,  ne  ferait  rien  d’autre  que  l’infâme,  que  ce serait
kif-kif  bourricot,  on  avait  beau  faire  des  tracts pour qu’enfin, on
décide de ce qu’on veut, sans professionnel du suffrage universel ni
experts-menteurs, sans célébrer Sainte Élection, c’était plus fort qu’eux.
Les plus démocrates de gauche nous répondaient qu’on était  des  ânes
bâtés  de  pas  voir  la  différence  entre gauche et droite. Bref, que
non seulement, on était mal latéralisés, mais qu’en plus, avec nos
conneries d’appel à  l’abstention,  on  faisait  le  jeu  de  l’infâme.
Et  pire,
celui des fachos. Les plus furieux démocrates, si, si, y’en a aussi à
gauche, nous auraient bien cassé la gueule ou plutôt,  fait  embarquer
par  la  maison  poulaga  pour outrage à démocratie.

Les  plus  avertis  nous  disaient  qu’on  avait  bien  raison, mais
qu’ils s’en foutaient, vu qu’ils voulaient en priorité virer Sarko. Les
plus humanistes compatissaient à notre misère politique et intellectuelle
et nous rassuraient.

Au  troisième  tour  social,  on  allait  voir  ce  qu’on  allait voir.
Ils  allaient  embrayer  direct  sur  le  grand chambardement et faire
péter tout le système. Qu’ils y travaillaient  depuis  belle  burne  et
que,  d’ailleurs,  ils avaient  déjà  tissé  plein  de  drapeaux  rouges
et  de drapeaux noirs. Ils attendaient juste d’avoir viré Sarko.
Et  alors,  les  travailleurs  se  bousculeraient  pour  lever
l’étendard de la révolte.
En  guise  de  3e  et  4e  tour,  on  a  juste  vu  une  nouvelle
mascarade  législative.  Les  mêmes  nous  ont  redit  les mêmes choses
mais que, surtout, on était que des moins que rien parce qu’en
s’abstenant, on « prenait le risque de faire passer le FN », la bête
immonde dont le ventre est encore fécond aux portes de la république.
De 3e tour flamboyant, de grand soir, de grève générale renversatoire du
capital, que dalle, rien, nada, peau de balle !

Finalement,  au  printemps,  la  démocratie  a  triomphé. Ouf  !  Des
socialos  à  tous  les  postes,  de  la  plus  petite commune  jusqu’à
l’Assemblée,  aux  palais  élyséen  et hôtel  pour  maquignons,  en  masse
sous  les  ors  de  la Sainte  République,  cinquième  du  nom. Aussi
sec,  ça  a commencé !

Grands  coups  de  menton  et  de  matraques.  Ils  ont enterré la
retraite des vieux, expulsions en veux-tu, n’en voilà de sans-papiers et
de rroms. Mais avec humanité, c’est la gauche qui est au pouvoir. La
République ne peut pas accueillir tous les miséreux que ces richards ont
fait à travers le monde, ni toutes les victimes des tyrans qui achètent
l’excellence  militaire  de  la  plus  belle démocratie du monde.

François  II  est  parti  chez  les  cousins  germains  faire  la bise à
Angela, signer, vite fait, tous les traités qu’il faut pour que la
populasse puisse continuer d’engraisser les banques.  Qu’elles  se
farcissent  grecs,  espagnols, portugais ou italiens pendant que les
autres attendent leur tour !

Ailleurs,  le  Sinistre  de  Dehors  proposait  l’excellence militaire  de
la  plus  belle  démocratie  du  monde  pour garantir
l’approvisionnement  en  uranium  africain, pendant que le bon docteur
Valls, extracteur de kystes à Notre-Dame-des-Landes,  proposait
l’excellence  policière  pour  mater pacifiquement  les  contestataires
péruviens.

Dans  l’enthousiasme,  une  sénatrice  du grand  parti  de  la  rose  et
du  poing  dans nos  gueules  voulait  même  faire  appel  à l’armée  dans
les  quartiers  de  Marseille. Ca  lui  rappelait  peut-être  la
«  pacification  »  socialiste  de  l’Algérie.

Dans l’euphorie de la victoire, une déléguée  au  congrès  du  très
démocratique parti présidentiel disait sa fierté de s’adresser  au  «
Parti  national  socialiste  ».
Mais  là,  on  exagère,  on  fait  dans  les bégonias  comme  des  mal
appris  qu’on est. C’était juste un lapsus. Juste…

Toujours est-il qu’à chaque fois, tu peux être fier, électeur ! C’est
quand même en ton nom que tous ces légitimement élus déblatèrent  et  font
toutes  ces bienfaisances.  Tu  peux  te  dire  qu’à chaque  accord  de
coopération  militaire ou financière, tu y es aussi pour quelque
chose. Pourtant, à la prochaine élection, « on a beau dire, on a beau
faire… », tu seras de nouveau empoigné par la fièvre électorale  que  tu
regretteras  (?)  trop tard.  Tu  participera  un  peu  à  la  grande
nouba. Être consulté, et puis la fermer. Tu nous diras qu’on peut rien
faire. Qu’en 2005, t’avais voté NON et qu’en 2008, ils se  sont  torchés
avec  ta  majorité.  C’est vrai, mais des claques, on en a déjà tellement
reçues.
Si on leur envoyait une vraie furie démocratique, en direct, dans la
tronche ?
A commencer  par  les  coincer  sur  leur grandiose projet d’aéroport, ou
sur n’importe quelle autre merdasse qu’ils décident en ton nom.
Ce coup-là, la claque serait pour eux.
Ce serait pas chouette, qu’en dis-tu ?

n°23

 

 

 

 

FURIE DÉMOCRATIQUE
Comme d�hab', on n�a rien compris.

Si  on  gueule  contre  un  aéroport  à  Notre-Sainte-Dame-des-Landes,
contre le nucléaire, contre le fichage systématique, contre les expulsions
de sans-papiers, contre les industries de la mort, contre les capitalos et
leurs élus de gauche, c’est qu’on n’a pas compris ce qu’est la
démocratie !
Tous  ensemble,  tous  ensemble,  PS,  UMP,  PCF,  les distingués
représentants du peuple au Conseil Régional des  Pays  de  Loire  nous  le
 serinent.  Le  populaire  les  a élus sur un programme avec un nouvel
aéroport dans le tiroir.

Les représentants du peuple à la mairie de Nantes et au Conseil Général
font itou. Le populo a voté pour eux, leur aéroport et tout le toutim...
La preuve ? Ils ont même rincé les écolos en plein bourg de Notre-Dame aux
présidentielles.
En clair, on a plus qu’à fermer nos clapets. C’est pas une bande
d�hurluberlus en capuche, d�anarcho-autonomes tapis dans le bocage, de
paysans miteux, d’écolos ahuris,  qui  vont  foutre  les  flubes  au
président  François  II démocratiquement élu.

Au  nom  de  ses  électeurs,  il  fera  respecter  la  «  loâ  »,
comme ses prédécesseurs, et basta ! Dans la foulée, il envoie 
César-Valls-Brune,  son  Sinistre  du  Dedans.  Il déchaîne  la  furie 
démocratique  de  ses  légions  sur  les récalcitrants,  histoire  de 
déblayer  le  terrain  pour  les actionnaires de Vinci...

Y'a longtemps, le grand Jacques chantait : « On a beau dire,  on  a  beau 
faire,  qu�un  homme  (et  une  femme) averti en vaut deux. On a beau
dire, on a beau faire… »
Pour  les  électeurs  l’appel  de  l’urne,  c’est  plus  fort qu’eux.

Y'a juste quelques mois, y'avait rien de plus urgent que de courir aux
urnes citoyens pour virer l’infâme Sarko- casse-toi-pauv’con. Nous autres,
on avait beau dire que toute la clique des prétendants de gauche, de
gauche de gauche,  de  couleur  rose,  rouge,  verte,  voire  même
orange,  ne  ferait  rien  d’autre  que  l’infâme,  que  ce serait 
kif-kif  bourricot,  on  avait  beau  faire  des  tracts pour qu�enfin, on
décide de ce qu’on veut, sans professionnel du suffrage universel ni
experts-menteurs, sans célébrer Sainte Élection, c’était plus fort qu’eux.
Les plus démocrates de gauche nous répondaient qu’on était  des  ânes 
bâtés  de  pas  voir  la  différence  entre gauche et droite. Bref, que
non seulement, on était mal latéralisés, mais qu’en plus, avec nos
conneries d’appel à  l’abstention,  on  faisait  le  jeu  de  l’infâme. 
Et  pire,
celui des fachos. Les plus furieux démocrates, si, si, y'en a aussi à
gauche, nous auraient bien cassé la gueule ou plutôt,  fait  embarquer 
par  la  maison  poulaga  pour outrage à démocratie.

Les  plus  avertis  nous  disaient  qu�on  avait  bien  raison, mais
qu’ils s’en foutaient, vu qu’ils voulaient en priorité virer Sarko. Les
plus humanistes compatissaient à notre misère politique et intellectuelle
et nous rassuraient.

Au  troisième  tour  social,  on  allait  voir  ce  qu’on  allait voir. 
Ils  allaient  embrayer  direct  sur  le  grand chambardement et faire
péter tout le système. Qu’ils y travaillaient  depuis  belle  burne  et 
que,  d’ailleurs,  ils avaient  déjà  tissé  plein  de  drapeaux  rouges 
et  de drapeaux noirs. Ils attendaient juste d’avoir viré Sarko.
Et  alors,  les  travailleurs  se  bousculeraient  pour  lever
l’étendard de la révolte.
En  guise  de  3e  et  4e  tour,  on  a  juste  vu  une  nouvelle
mascarade  législative.  Les  mêmes  nous  ont  redit  les mêmes choses
mais que, surtout, on était que des moins que rien parce qu'en
s’abstenant, on « prenait le risque de faire passer le FN », la bête
immonde dont le ventre est encore fécond aux portes de la république.
De 3e tour flamboyant, de grand soir, de grève générale renversatoire du
capital, que dalle, rien, nada, peau de balle !

Finalement,  au  printemps,  la  démocratie  a  triomphé. Ouf  !  Des 
socialos  à  tous  les  postes,  de  la  plus  petite commune  jusqu’à 
l'Assemblée,  aux  palais  élyséen  et hôtel  pour  maquignons,  en  masse
 sous  les  ors  de  la Sainte  République,  cinquième  du  nom. Aussi 
sec,  ça  a commencé !

Grands  coups  de  menton  et  de  matraques.  Ils  ont enterré la
retraite des vieux, expulsions en veux-tu, n'en voilà de sans-papiers et
de rroms. Mais avec humanité, c'est la gauche qui est au pouvoir. La
République ne peut pas accueillir tous les miséreux que ces richards ont
fait à travers le monde, ni toutes les victimes des tyrans qui achètent 
l’excellence  militaire  de  la  plus  belle démocratie du monde.

François  II  est  parti  chez  les  cousins  germains  faire  la bise à
Angela, signer, vite fait, tous les traités qu’il faut pour que la
populasse puisse continuer d'engraisser les banques.  Qu�elles  se 
farcissent  grecs,  espagnols, portugais ou italiens pendant que les
autres attendent leur tour !

Ailleurs,  le  Sinistre  de  Dehors  proposait  l�excellence militaire  de
 la  plus  belle  démocratie  du  monde  pour garantir 
l�approvisionnement  en  uranium  africain, pendant que le bon docteur
Valls, extracteur de kystes à Notre-Dame-des-Landes,  proposait 
l’excellence  policière  pour  mater pacifiquement  les  contestataires 
péruviens.

Dans  l’enthousiasme,  une  sénatrice  du grand  parti  de  la  rose  et 
du  poing  dans nos  gueules  voulait  même  faire  appel  à l'armée  dans
 les  quartiers  de  Marseille. Ca  lui  rappelait  peut-être  la
«  pacification  »  socialiste  de  l'Algérie.

Dans l’euphorie de la victoire, une déléguée  au  congrès  du  très 
démocratique parti présidentiel disait sa fierté de s’adresser  au  «
Parti  national  socialiste  ».
Mais  là,  on  exagère,  on  fait  dans  les bégonias  comme  des  mal
appris  qu’on est. C’était juste un lapsus. Juste...

Toujours est-il qu’à chaque fois, tu peux être fier, électeur ! C’est
quand même en ton nom que tous ces légitimement élus déblatèrent  et  font
 toutes  ces bienfaisances.  Tu  peux  te  dire  qu’à chaque  accord  de 
coopération  militaire ou financière, tu y es aussi pour quelque
chose. Pourtant, à la prochaine élection, « on a beau dire, on a beau
faire… », tu seras de nouveau empoigné par la fièvre électorale  que  tu 
regretteras  (?)  trop tard.  Tu  participera  un  peu  à  la  grande
nouba. Être consulté, et puis la fermer. Tu nous diras qu’on peut rien
faire. Qu’en 2005, t’avais voté NON et qu’en 2008, ils se  sont  torchés 
avec  ta  majorité.  C’est vrai, mais des claques, on en a déjà tellement
reçues.
Si on leur envoyait une vraie furie démocratique, en direct, dans la
tronche ?
A commencer  par  les  coincer  sur  leur grandiose projet d’aéroport, ou
sur n’importe quelle autre merdasse qu’ils décident en ton nom.
Ce coup-là, la claque serait pour eux.
Ce serait pas chouette, qu�en dis-tu ?

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